Dans son édition du 3 Janvier 2008, le magazine l’Express nous fait part d’une étude réalisée par France Inter et la Fondation pour l’innovation politique (FONDAPOL)
Cette étude a pour sujet « Comment les jeunes voient leur avenir ? ».
En ce début d'année, je veux aborder ce sujet avec vous, car il nous concerne tous.
J'ai toujours pensé qu'il était important d’en parler et de faire une place digne de ce nom à la politique de la jeunesse en France, notamment pour trouver à l’avenir des solutions pour améliorer cette situation.
Cette étude a été réalisée dans le but de faire un constat, 40 ans après les événements de mai 1968. Ce sondage a été mené en Europe, en Asie et en Amérique du Nord auprès de 20 000 jeunes âgés de 16 à 29 ans.
Il apparait au vu des résultats que notre jeunesse française est la plus déprimée, elle craint l’avenir,
elle craint la mondialisation, elle craint l’évolution de la société.
Ainsi, elle s’enferme chaque jour un peu plus dans un climat de sinistrose qui, par ricochet, nuit à l’activité de notre Pays, que ce soit d’ailleurs l’activité économique, culturelle ou bien encore sociologique.
Les jeunes français n’ont aujourd’hui que peu d’espoirs, beaucoup trop pensent qu’ils ne trouveront pas un travail à la hauteur de leur espérance, beaucoup se renferment sur eux-mêmes.
L’Express nous présente donc un état du « cerveau jeune » dans le but très certainement de faire comprendre aux reponsables publics et à l'ensemble de la population, qu’il est temps de changer les mentalités.
A la question de savoir si les gens peuvent changer la société, seulement 39% des jeunes français ont répondu oui, nous sommes derniers, loin derrière les leaders américains et danois qui sont à 63%.
Il faut d’ailleurs analyser que le sondage concernant les Etats Unis intervient pour les jeunes dans le cadre d’une situation bien particulière qui est celle de l’élection présidentielle américaine.
S’il y a bien un mot que l’on entend à tout bout de champ dans cette campagne c’est bien le terme « changement » !
Néanmoins, il est assez inquiétant de constater, qu’aujourd’hui, les jeunes ne croient pas en leur pouvoir de décision, ils ne se voient plus comme un moteur du changement mais seulement une catégorie prête à subir la loi du plus fort.